Il y a une tension au cœur du fait de s'occuper d'un parent qui vieillit, et la plupart des familles la ressentent bien avant de pouvoir la nommer. Vous voulez savoir qu'il va bien. Lui veut qu'on le laisse mener sa vie. Et un mot que ni l'un ni l'autre n'aime plane au-dessus de vous deux : surveillance. Au moment où « garder un œil sur maman » commence à ressembler à la surveiller, quelque chose d'important se perd — son intimité, et un peu de sa stature de parent.
La vraie question n'est donc pas seulement comment savoir qu'elle va bien ? C'est comment le savoir, sans que cela devienne la chose qu'elle finit par détester ?
Être informé, plutôt qu'être surveillé
La différence est plus mince qu'il n'y paraît et elle change tout. Surveiller, c'est laisser l'information circuler qu'elle le veuille ou non — un traceur qui signale sa position, une caméra dans un coin, une application qui cartographie sa journée. Être informé, c'est elle qui décide d'envoyer un signal, volontairement, et seul ce signal voyage. L'un traite un adulte comme quelqu'un qu'il faut surveiller. L'autre la traite comme quelqu'un qui peut dire, en deux secondes, « je vais bien, mon grand ».
Une prise de nouvelles quotidienne bien faite relève résolument de la seconde catégorie. Avec My Companion, votre parent appuie une fois par jour pour dire qu'il va bien — et ce que vous voyez, c'est exactement cela, et rien de plus. Pas de localisation, pas de caméra, pas d'écoute, aucune image de la façon dont il a passé son après-midi. Vous obtenez une réassurance, pas ses déplacements. C'est la différence entre une carte postale qui dit bien arrivé et quelqu'un qui lit par-dessus son épaule.
Pourquoi il importe que ce soit le parent qui appuie
Il est tentant de penser que le système idéal ne demanderait rien du tout à la personne âgée — des capteurs qui sauraient, tout simplement. Mais ce qui, précisément, fait que l'appui pourrait sembler une contrainte est aussi ce qui le rend digne : c'en est l'auteur. Appuyer sur Je vais bien est un petit geste d'indépendance, pas une soumission au fait d'être materné. Bien des parents qui se hérissent à l'idée d'« un de ces trucs qui pistent » sont tout à fait heureux d'envoyer un feu vert quotidien qu'ils maîtrisent.
Cela maintient aussi la relation familiale dans le bon sens. Ce n'est pas vous qui surveillez ; c'est vous qu'on rassure. Et les jours où quelque chose ne va vraiment pas, une prise de nouvelles manquée le lui rappelle d'abord, puis prévient discrètement la famille — jamais les services d'urgence, jamais un inconnu — pour que vous décidiez d'appeler ou non. Une invitation à prendre soin, pas un verdict.
La part d'honnêteté
Rien de tout cela ne remplace une vraie conversation, ni les décisions plus difficiles qui viennent parfois. Une prise de nouvelles vous dit que tout va bien, pas tout de leur état ; ce n'est pas un dispositif médical ni un dispositif d'urgence, et cela ne remplace ni un médaillon d'alerte ni un service d'aide à domicile. Nous tenons délibérément à ces limites — le même instinct que derrière pourquoi notre bouton d'aide n'est pas un bouton d'urgence.
Mais dans son domaine, elle accomplit la chose discrètement difficile : elle vous permet de cesser de vous inquiéter sans devenir envahissant, et leur permet de garder leur indépendance sans vous laisser dans le flou. C'est cela, plus que n'importe quelle fonctionnalité ingénieuse, que la plupart des familles demandent réellement.